Cette rubrique s'adresse à tous les curieux qui veulent nous connaître davantage. La rubrique "Qui sommes-nous?" vous permet de vous faire une idée de notre sympathique équipe, "Dans les coulisses de GALILEO" nous tentons de vous faire découvrir un peu plus en détails notre activité. Salons, expositions, recherche de nouveaux produits, Star Party, activités annexes... vous saurez tout ce que nous mettons en place pour satisfaire au mieux votre passion.

Sommaire :

 
  • RAP 2009
  • Braderie ATT et déplacement chez Synta
  • NEAF 2009


  • CES 2009 (9/10 janvier 2009)
  • Visites de plusieurs fournisseurs à Los Angeles (5-8 janvier 2009)
  • Stage AIP - Astrophotographie
    (16/17/18 janvier 2009)
  • Participation à la 11ème édition des RAP - 21/24 mai 2009

    C'est un des événements que nous attendons avec impatience chaque année, la participation à la plus grande Star-Party française : les Rencontres Astronomiques de Printemps (RAP) dans le Massif Central (à Craponne-sur-Arzon entre Saint-Etienne et le Puy-en-Velay). Pour la troisième fois nous avons été accueillit chaleureusement par l'équipe organisatrice qui a encore fait des merveilles pour rassembler près de 500 passionnés pendant 4 jours. Damien Elisei, notre webmaster, et Marc Tavernon conseiller-client à GALILEO Lausanne ont fait le déplacement et vous font partager en quelques photos l'ambiance de ce rassemblement unique et conviviale.

     

    L'un des éléments permettant d'assurer la réussite d'un tel événement est bien évidemment la météo. Comme l'an dernier nous avons eu la chance de bénéficier d'une météo très clémente (pas de pluie). Les observations nocturnes et solaires étaient cependant intermittentes en raison de grands passages nuageux. Pendant les diverses éclaircies, le ciel sombre de la Haute-Loire (43) était très appréciable et a permis à tous de bénéficier du plein potentiel de son instrument.

    Nous avons pu présenter un échantillon de notre catalogue et le mettre entre les mains de débutants et amateurs. Un Obsession 25" (635mm à f/4, deuxième plus gros télescope des RAP) entièrement motorisé GOTO était la grande attraction. Nous avions aussi à disposition un filtre solaire Lunt Solar System de 100mm de diamètre (bande passante de 0.75A) capable de révéler de très fins détails sur les protubérances présentes et la granulation. Pour la première fois en France nous avons présenté le tout nouveau Dobson FlexTube SkyWatcher AutoTrack (qui inclut une motorisation assurant un suivi).

    Photo : Notre emplacement fin prêt le jeudi matin

    Une superbe lunette apo Televue NP-127 sur monture Losmandy G-11 Gemini et un Dobson en bois 200mm Norman Fullum ont complété notre arsenal d'instrument. Une FLT-98 de William Optics et plusieurs accessoires étaient aussi présentés (monture AstroTrac, tente Starway, oculaire Ethos 8mm, planétarium Star Theatre projeté chaque soir sur notre camion, Celestron SkyScout, SQM...).

    - Grâce à la commune de Craponne-sur-Arzon, les "Rappeurs" bénéficient d'un vaste espace pour camper. Deux emplacements mitoyens permettent d'accueillir un peu plus de 500 personnes. Un espace de restauration, un chapiteau pour les conférences et des sanitaires/douches apportent le confort nécessaire au bon déroulement du rassemblement. Le jour de longues discussions entre passionnés favorisent les rencontres. La convivialité est le maître mot, ce qui procure à tous l'envie de revenir chaque année.

    - La photo à gauche au milieu, montre Damien Elisei en plein assemblage du 635mm Obsession. En moins de 15 minutes l'instrument est entièrement monté (à deux si possible, mais seule l'opération délicate reste possible) et collimaté grâce au collimateur Barlow-Laser d'Obsession. Il ne reste plus qu'à attendre la nuit pour initialiser le GOTO (motorisation ServoCat et cercles digitaux Argo Navis) en quelques minutes sur deux étoiles.

    - La troisième photo dévoile une lunette Lunt de 100mm équipé en interne d'un filtre étalon pour laisser passer seulement la lumière H-Alpha. Par chance des protubérances étaient visibles et de toute beauté à travers un tel instrument, le diamètre apporte beaucoup de lumière permettant de grossir assez fortement. Les détails sur la granulation sont évidents et furent appréciés par les nombreux amateurs venus jeter un oeil sur cette nouveauté. Une innovation originale du système de réglage de la bande passante (pneumatique, par pression) apporte une grande précision.

    - Sur la 4ème photo, le FlexTube SkyWatcher version motorisée. A peine arrivé de Chine par container, nous avons voulu le présenter aux RAP. Déjà innovant par la possibilité d'être rétracté sans démontage et décollimation les FlexTube peuvent désormais être équipé en standard de la motorisation AutoTrack double axe avec encodeurs. Sans calibration sur 2 étoiles, l'instrument est capable d'opérer un suivi et d'éviter ainsi les rattrapages permanents souvent laborieux et entraînant des vibrations. Descriptif complet et prix très prochainement sur notre site.

    - Autre Dobson (la configuration la plus présente aux RAP), un superbe télescope en bois du fabricant canadien Norman Fullum. Nous avons reçu beaucoup d'éloges sur sa qualité de fabrication et ses étonnantes finitions. Chacun télescope Norman Fullum est unique (construction sur mesure, choix des essences de bois par le client, du diamètre, rapport de focale....) et réalisé à la fois dans un but esthétique et de hautes performances. Mécaniquement les déplacements sont très doux, au niveau optique la vision de Saturne fut parfaitement (comparable à la NP-127). La vue d'M13 fut piquée et surprenante sur M51.

    - Nous aimons aussi beaucoup les réfracteurs apochromatiques et nous avons donc profité de l'occasion pour montrer une Televue NP-127... un instrument unique dans le monde du matériel amateur car aucun autre réfracteur de ce diamètre ne dispose d'un rapport de focale si court (f/5.2!). Ultra-compact, facilement transportable, la NP-127 est un incroyable instrument pour la photographie grand champ comme de délivrer des étoiles ponctuelles sur des capteurs 24x36. Elle se révèle aussi fantastique en observation planétaire ou paysagère. Un vrai régal applaudi pour les amateurs ayant pu observer à travers.

    - Sur la deuxième photo, "l'emblème" des RAP, l'incroyable Dobson 800mm de Vincent Le Guern n'a cessé d'attirer du monde à chaque éclaircie. Un monstre, pourtant transportable dans une voiture, et assemblable facilement par son heureux possesseur. Une motorisation ServoCat vient juste d'être ajouté pour pointer l'instrument rapidement et efficacement vers des milliers d'objets du ciel profond et surtout pour apporter du suivi (à forts grossissement en planétaire, la cible sort très vite du champ).

    - Afin d'occuper les Rappeurs en journée, plusieurs conférences sont organisées sont le chapiteau prévu à cet effet. Ici une conférence sur la pollution a attiré une quinzaine de curieux, d'autres thèmes divers et variés ont permis de découvrir des logiciels, des techniques pour le dessin astro...

    - Parmi les instruments présents, une autre lunette Televue (76mm) joliment équipé d'un filtre Coronado 60mm Double Stack (avec un deuxième filtre frontal qui réduit la bande passante). Le résultat... un meilleur contraste qui permet de mieux faire ressortir les détails (même si la luminosité diminue).

    - Le club Magnitude 78 est venu cette année encore avec de nombreux télescopes... confirmant le nom donné à la zone où il était situé : "l'allée des Dobson". Au milieu de modèle de type Strock (très compact du nom de leur inventeur présent aux RAP), un autre Obsession (20" - 500mm) était fièrement dressé.

    - Ailleurs une jolie monture équatoriale allemande, Gemini G42, qui compte de plus en plus d'adaptes, permet de faire de l'astrophotographie longue pose avec de grands télescopes (jusqu'au célèbre Celestron C14). Avec une erreur périodique de +/- 5" d'arc la précision est au rendez-vous... une valeur sûre!

    - L'un des "conférences" ayant eu le plus succès est sans nul doute celle de Serge Vieillard sur le dessin astro. Infatigable passionné et brillant dessinateur, Serge révèle d'imperceptible détails dans ses dessins... à une vitesse prodigieuse. En seulement quelques minutes M51 se voit dresser le portrait. Chacun partage son expérience et sa technique (Pierre Strock, Vincent Le Guern, Raphaël Guinamard, Fabrice Morat...) au milieu de nombreux curieux!

    - La nuit, l'attroupement autour des "gros télescopes" est systématique. La vision dans un grand télescope est stupéfiante, les objets tels que M51, M57 ou M13 "s'approche" de ce que l'on peut voir sur les plus belles photos. Notre 635mm équipait souvent d'un Ethos 13mm a offert de jolis souvenirs aux observateurs ayant patientés quelques minutes en bas de l'escabeau.

    - Autre lunette apochromatique de grand diamètre : une TEC 140 APO sur une monture Losmandy G-11. De haute qualité optique et mécanique (porte oculaire Starlight Instrument Feather Touch inclus en standard) la TEC 140 ouverte à f/7 est de plus en présent chez les passionnés d'imagerie (nébuleuses, galaxies).

    - Sur le deuxième emplacement, un Obsession 18" (presque une dizaine d'instruments de la célèbre marque, de tous les diamètres, étaient présent à cette édition!). La plupart étaient équipés de cercles digitaux, plusieurs du système de motorisation ServoCat (qui se démocratise).

    - Dernier modèle atypique méritant une attention particulière, l'étonnant DobZon de Jean-Paul Bozon. Réalisé avec un de ses amis, Pierre-Yves Bouchet, cet instrument de 460mm innove sur plusieurs aspects. A la fois ultra-compact, léger, collimatable par une personne (des flexibles permettent en position debout de régler le miroir primaire) il a été réalisé à partir de jantes de vélo, roue de rollers et autres matériels de récupération. Un concentré de bonne idée qui ont valu à son auteur de nombreux compliments de la part d'autres constructeurs amateurs.

    - Sur la photo de droite une vue détaillée permet de voir mieux le barillet qui supporte le miroir primaire.... un Norman Fullum! Capable de réaliser de très belles pièces en bois, le fabricant canadien poli aussi des miroirs... jusqu'à 1m de diamètre! Grâce à un travail très rigoureux, renommé outre-atlantique (bulletin de contrôle inclus pour chaque miroir), cet artisan s'exporte désormais en France et en Europe. Les RAP ont ainsi permis à plusieurs amateurs de découvrir la qualité de ses miroirs.

    Nous attendons vivement la prochaine édition et vous donnons dores et déjà rendez-vous. Bravo à l'organisation, exemplaire et sans faille. Merci à tous les passionnés venus nous rencontrer, pour discuter, observer ou nous encourager. Plus d'information sur les RAP sur le site http://www.astrorap.fr.

    Braderie ATT et déplacement chez Synta - Mai 2009

     

    Pour la 25ème édition de la grande braderie ATT à Essen (Allemagne) le 16 mai dernier, l'équipe de Galileo Belgique était présente. Comme lors de nos trois précédentes participations un très grand nombre d'amateurs est venu faire de bonnes affaires dans la plus grande manifestation consacrée au matériel d'occasion.

    Nous avons aussi profité de cette opportunité pour exposer du matériel neuf et rencontrer quelques fournisseurs comme Astro System Austria (Newton Astrographe) ou Markus Ludes représentant de Lunt Solar System pour l'Europe (Filtres solaires). Découvrez en quelques images un aperçu de la manifestation... en espérant vous y rencontrer l'an prochain.

    Photo n°1 : Vue d'ensemble du gymnase accueillant l'événement. Beaucoup de matériel au milieu de plusieurs centaines de passionnés
    Photo n°3 : Première présentation de la nouvelle monture ASA DDM60 (modèle de 25kg de capacité de charge). Disponible courant septembre 2009
    Photo n°2 : Vue de notre stand. Dobson Obsession, Jumelles grand diamètre, réfracteurs et chambre de Schmidt Lichntenknecker

    Fin avril/début mai, nous avons eu comme chaque année désormais, rendez-vous en Chine chez Synta pour découvrir les nouveaux produits SkyWatcher et discuter d'autres points d'ordre commercial et logistique. Nous vous proposons en quelques photos de découvrir  l'intérieur de l'une des plus grande usine au monde de fabrication de télescopes ainsi que les nouveaux produits présents dans nos magasins dans les prochaines mois.

    - La visite de l'usine est surprenante, la quantité de télescopes est impressionnante (ici les nouveaux Dobson FlexTube à gauche). Sur la 3ème photo une personne est chargée de la collimation et la vérification optique globale. Nous avons pu assister à la phase d'assemblage des nouvelles montures altazimutale AutoTrack (prochainement sur notre site) capable d'effectuer le suivi (sans GOTO et initialisation sur 2 étoiles). Photo de droite, la visite d’un de leurs ateliers mécaniques durant la pause de midi nous a permis de voir les rangées de machines numériques sans déranger la production.

    - Pendant la phase de réunion nous avons pu découvrir d'amusantes variantes de Dobson aux habillages originaux. La deuxième photo montre les plusieurs Flextube équipés de la motorisation AutoTrack (capable donc de suivre un objet tout au long de la nuit,  sans fonction GOTO). Déjà visible dans nos magasins la motorisation AutoTrack permet d'ajouter plus de confort au Dobson FlexTube sans augmenter de manière trop importante le prix. Au milieu une lunette Black Diamond (nouvelle ED Pro) est équipé d'un nouveau réducteur de focale/correcteur de champ développé par Synta. Nous vous tiendrons informé de la disponibilité, du prix et de ses caractéristiques dès que possible. A droite un camion/container prêt à partir avec plusieurs dizaines d'instruments pour l'Europe, les Etats-Unis ou le Japon.

    GALILEO au NEAF (North East Astronomy Forum près de New York) - 18/19 avril 2009

     

    Pour cette nouvelle édition du plus grand salon nord-américain sur le matériel astronomique, Xavier Dequévy (GALILEO Provence) et Bertrand Tièche (GALILEO Lausanne) ont fait le déplacement (en même temps qu'une nouvelle formation chez TeleVue) à New-York. Nous vous proposons le lendemain de leur arrivée, un reportage au milieu des différents stands des nombreux fabricants présents.

    L'un des moments forts, annoncé quelques jours avant les NEAF, était la sortie du nouvel oculaire Ethos 10mm de TeleVue. Comme les années précédentes une NP-101IS servait de test avec une cible pour que chaque visiteur évalue la qualité de l'oculaire. Une nouvelle fois nous n'avons pas été déçu, comme le reste de la gamme (6, 8, 13, 17mm) le 10mm offre un champ apparent inégalé (100°!) avec une correction des aberrations quasi-parfaites jusque sur les bords. Le centre est piqué... encore un best-seller dans les mois à venir!

    Bien que déjà entrevues lors du CES (Consumer Electronic Show à Las Vegas) en janvier dernier, par notre webmaster, nous avons passé du temps sur les stands Meade et Celestron en raison de la présence de l'ETX-LS et de la nouvelle CGE-Pro. Au chapitre des nouveautés, AstroTrac propose désormais un nouveau pack (trépied, table, tête) pour sa monture itinérante TT-320X. Enfin nous avons passé beaucoup de temps dehors à tester le matériel solaire Lunt et à le comparer aux autres fabrications.

    Bonne lecture, toute l'équipe GALILEO

     

    - Très attendu par tous les débutants en quête d'un instrument facilement utilisable, le Meade ETX-LS 152mm (6") était l'une des attractions des NEAF. Pour l'occasion le numéro 1 mondial a décidé de montrer que la qualité reste une priorité... en ouvrant les boîtiers de protection en azimut et altitude. Comme annoncé lors du CES, nous avons pu vérifier l'absence de plastique dans le système d'entraînement au profit du métal. La date de commercialisation en Europe n'est cependant toujours pas connue... nous espérons pouvoir le tester et le livrer dans le courant du deuxième semestre.

    - Autre curiosité, moins accessible cependant, un impressionnant Ritchey-Chrétien OGS de 20" (508mm) sur monture à fourche. Xavier Dequévy, à droite sur la photo, reste pensif. Nous travaillons actuellement sur la concrétisation d'un projet similaire (OGS 30").

    - Nous attendions avec impatience les NEAF pour faire le point avec Lunt Solar System sur les commandes en cours, la qualité de fabrication et tester les derniers modèles tout juste sortie de l'usine dans l'Arizona. Andy Lunt (en chemise sur la photo du milieu) nous a indiqué que les premiers défauts constatés ont été corrigés... nous avons pu le confirmer sur les différents modèles présentés (ainsi que le matériel récemment reçu dans nos magasins). Sur les 2 photos de gauche l'on peut voir un LS60T (instrument complet H-Alpha de 60mm de diamètre). Sur celles de droite : un LS100T (la photo le montre avec un second filtre Double Stack 100mm!). Sur les vignettes ci-dessous, celle de gauche permet de voir le LS60T avec un second filtre Double Stack de 50mm).

    Grâce au temps ensoleillé et la présence de protubérances nous avons pu visualiser de superbes détails, moins évident sur les autres fabrications. Le LS60T était présent dans une configuration particulière... à la manière du LS100T (présenté à Lyon lors de la Nuit de L'Equinoxe pour les 100h d'Astronomie) avec un système de pression sur le côté pour le réglage de la bande passante. Ce système atypique est plus précis pour obtenir la filtration centrée exactement sur la raie H-Alpha que le réglage par une molette.

    - Annoncée au début de l'année par AstroTrac, nous avons pu découvrir enfin le nouveau kit destiné spécialement pour la désormais célèbre monture nomade TT-320X. Destinée aux amateurs voyageant en avion ou ne désirant pas emporter un matériel trop lourd ou encombrant, la firme anglaise propose un tube cylindrique de 9kg renfermant : 3 pieds et pouvant recevoir la monture TT-320X, une table équatoriale (photo à gauche ci-dessus et ci-dessous) et une tête avec tige et contrepoids (tête optionnelle pour le moment - non développée par AstroTrac). L'ensemble est astucieux, repliable dans le tube qui fait office d'allonge. L'instrument nécessite bien sûr un rangement spécifique (ici une Takahasho FS-80) tout comme l'appareil de prise de vue. Nous vous communiquerons le prix et la disponibilité dès que possible.
    - SkyWatcher poursuit le renouvellement de sa gamme (tubes optiques dans une couleur unique : noir). La série Black Diamond est donc désormais étendue en plus des Dobson FlexTube : aux réfracteurs apochromatiques, Schmidt-Cassegrain (non distribués en Europe), Newton, et Maksutov-Cassegrain. De nouvelles montures Altaz (GOTO ou simplement motorisées) AutoTrack sont prochainement prévues (photo en haut à droite et en bas au milieu).

    - Les réfracteurs ED seront désormais équipées d'un porte-oculaire Crayford... démultiplié à 10:1! Le Mak90 sur la photo ci-dessous est promis à beau succès en raison de son hyper-transportabilité.

    - La photo de droite, montre Xavier Dequevy en compagnie de Norman Fullum, fabricant canadien de superbes Dobson en bois et miroirs de grands diamètres. Nous entretenons d'excellente relations avec Norman et restons des inconditionnels de son travail (tant au niveau ébénisterie qu'optique). Après la livraison d'un miroir primaire de 460mm l'an dernier, nous attendons un Dobson complet de 800mm dans les prochaines semaines. Un miroir 500/600mm est en projet actuellement. N'hésitez pas à nous consulter nos pages spéciales (cliquez ici) et à nous contacter pour votre projet.

    - A gauche, un exemplaire de 400mm tout juste terminé que Norman Fullum a voulu présenter au NEAF... dans le fond, un modèle de 150mm! Admirez le mariage entre les différentes essences de bois et les véritables sculptures présentes partout : de la fourche, au tube en passant l'axe d'altitude.

    - Les 3 dernières photos, présentent la nouvelle monture CGE Pro de Celestron... capable de supporter sans trembler un C14 (télescope de 355mm de diamètre ouvert à f/11). Avec une capacité de charge de 40kg (10kg de plus que la CGE) cette nouvelle monture GOTO devrait devenir un standard pour les amateurs ou clubs recherchant une configuration avec un équipement lourd de grand diamètre. Prix sur notre site... disponibilité courant du deuxième semestre.

    Ce séjour est encore une fois vite passé et nous souhaitons vite y retourner. En attendant nous espérons vous rencontrer à nos prochaines participations aux différents salons, star-party nombreux en cette Année Mondiale de l'Astronomie. Consultez notre calendrier ici.

    Ci-contre : Bertrand Tièche avec David Nagler lors d'un repas avec toute l'équipe TeleVue

     
    GALILEO au CES (Consumer Electronic Show) à Las Vegas - 9/10 janvier 2009

     

    Pour la première fois nous avons décidé de participer au CES, le plus grand rassemblement mondial de l'industrie électronique (appareil photo, télévision, ordinateur, téléphone)... en raison de la présence de Meade et Celestron. Le CES est un événement impressionnant... dans une ville qui l'est tout autant! 2700 exposants pour 130 000 visiteurs répartis sur plusieurs bâtiments, de quoi s'y perdre.

    C'est l'événement incontournable couvert par les plus grands médias, l'occasion pour les 2 plus grands fabricants de télescopes de présenter leurs dernières nouveautés. L'ETX-LS (Light Switch) pour Meade (très attendu) et la nouvelle monture CGE Pro pour Celestron (ainsi que le SkyScout désigné produit officiel pour l'Année Mondiale de L'Astronomie et la récente CGEM).

    - Meade ETX-LS 150mm ACF

    Le numéro 1 mondial avait prévu de dévoiler sa toute dernière création au CES en donnant quelques informations courant décembre. Comme le résultat semble révolutionnaire (juste besoin d'enclencher un bouton pour faire marcher l'instrument) nous avons pris la décision de nous rendre à Las Vegas pour obtenir les premières informations et voir l'instrument de plus près.

    L'ETX-LS est en effet doté d'un concept novateur... permettre à chacun (débutant complet en Astronomie surtout) d'utiliser sans aucune difficulté un instrument astronomique. Meade a en effet constaté que malgré les progrès accomplis ses dernières années pour faciliter l'utilisation de ses instruments, trop resté mal employé voir pire inutilisé pour cause d'incompréhension par le client. Le fabricant californien a donc décidé de frapper un grand coup pour l'Année Mondiale de L'Astronomie 2009 (synonyme d'ouverture au grand public novice dans la manipulation du matériel astronomique). Tout instrument GOTO (doté d'un pointage automatique) nécessite en effet une étape de calibration (appelée "alignement sur les étoiles") qui dépend du lieu, de la date et de l'orientation du télescope).

    Si cette phase n'est pas réalise correctement (erreur, approximation) alors l'instrument (qui dispose d'un fort facteur grossissant) s'orientera à côté de sa cible (nébuleuse galaxie ou planètes). Bien que Meade est introduit au fil des ans un GPS, un compas électronique, un détecteur de niveau il était nécessaire de valider la calibration de l'instrument sur une première étoile à l'oculaire... puis une deuxième.

     
     
     

    Grâce au système Light-Switch cette étape devient automatique... une caméra est en effet implantée sous le tube optique, qui suite au déplacement de l'instrument vers une première étoile évalue l'écart entre la cible et la position théorique (il y a toujours un écart). Après cette première mesure (l'utilisateur n'a pour le moment fait qu'appuyer sur le bouton ON/OFF), le télescope se déplace vers une deuxième étoile de son choix. Là encore une évaluation est faite à l'aide de la caméra... le calculateur implanté dans la monture dispose alors de toutes les informations pour pointer n'importe quel objet dans le champ de l'oculaire fournit d'origine.

    Le temps, avant que l'utilisateur reprenne la main, dépend du lieu d'observation (soumis au délai de réception du signal reçu par le GPS), Meade l'évalue entre 5 et 10 minutes. Après avoir enclenché l'allumage, l'observateur a le temps de préparer ses filtres et oculaires et la liste des objets qu'il va consulter. A ce propos un "Tour Guidé", sélection des merveilles à observer suivant la saison, est proposé... l'utilisateur sans aucune connaissance du ciel peut donc découvrir les plus beaux objets du moment les uns après les autres. Une base de données Audio est même disponible avec des textes pour l'instant en langue anglaise détaillant les caractéristiques des objets les plus connus.

    La technologie Light-Switch, brevet déposé par Meade, offre donc l'opportunité à chacun d'observer le ciel sans aucune connaissance ou compétence technique. L'inclinaison du tube (à l'horizontale) n'est pas requise même si elle est conseillée, de même que l'orientation vers le Nord. Aucune vérification de la position des étoiles à l'oculaire n'est demandée, tout comme l'indication de l'heure et du lieu d'observation.

    Remarques sur les différentes éléments :

    - La monture

    A première vue son design intrigue. Bien que le support mono-bras existe sur la gamme Meade DS ou chez d'autres concurrents, la largeur et le décentrage sont surprenant au premier regard. Cela est dû au diamètre, plus important que sur la gamme ETX, de l'entraînement en azimut (124mm) et la nécessité d'un bon équilibrage pour un tube de plus grand diamètre. Proposé avec un tube optique de 150mm, l'ETX-LS sera proposée à terme avec un miroir de 203mm. Pour des diamètres plus larges, Meade attend pour l'instant les retours des clients et l'engouement sur le premier modèle.

    Au niveau de sa conception globale une nouvelle équipe a été en charge de son développement, offrant d'après Meade une meilleure fiabilité et plus grande facilité de réparation en cas de problème (changement de l'électronique aisé). Dores et déjà le bruit lors des déplacements est plus agréable que la gamme ETX. Une poignée est intégrée sur la partie verticale pour offrir une grande facilité de transport. Le télescope est facilement déplacement (12kg avec le trépied). Petit plus appréciable un encastrement a été prévu pour loger la raquette de commande. Celle-ci est facilement atteignable et ne se balance plus au bout de son fil après chaque pointage. La hauteur de la fourche dépend de la longueur du tube optique pour que celui, une fois replié à la verticale offre une compacité optimale. Les entraînements en altitude et azimut sont en métal, la précision de suivi et de pointage est meilleure.

     

    - L'optique

     

    Autre surprise intéressante de l'ETX-LS, la formule optique est basée sur la conception récemment introduite sur les plus grands modèles (LX90, 200, 400). Meade a en effet développé, il y a peu, une formule aux résultats proches des performances des Ritchey-Chrétien (absence de l'aberration appelée coma) dénommée ACF (Advanced Coma Free). Le fabricant californien a décidé d'abandonner la formule Schmidt-Cassegrain qui a fait son succès en la modifiant sensiblement. Le miroir primaire (principal prix d'un système optique) est en effet sphérique (donc plus facile à polir et moins coûteux qu'un miroir hyperbolique présent sur les Ritchey-Chrétien). C'est la présence d'une lame de fermeture qui rend le couple "lame+miroir" hyperbolique. Le secondaire est aussi hyperbolique comme sur les RC.

    L'obstruction centrale reste proche des Schmidt-Cassegrain, les performances loin de l'axe sont bien meilleures... l'instrument est donc très polyvalent. Avec un rapport à f/D à 10 il délivre de très bons résultats pour le diamètre en observation/imagerie planétaire et du ciel profond avec un grand capteur. Pour ceux intéressés par l'astrophotographie avec un tel instrument une table équatoriale sera disponible prochainement en option. Le diamètre de 150mm révéle des détails sur les atmosphéres planétaires ou la Lune tout en permettant sous un ciel noir de voir les objets les plus brillants.

    Galerie photos n°1 :

    Au niveau du traitement optique, c'est bien sûr l'UHTC (Ultra Hight Transmission Coating) qui est présent. Les miroirs sont en Pyrex pour une faible dilatation en fonction des changements de température. La mise au point s'effectue à l'aide d'une molette à l'arrière du tube, elle peut être complète par le système motorisé ZIS (Zero Image Shift) adaptable à la sortie de l'instrument. A noter : le tube n'est pas séparable de la monture en raison des connexions électriques reliant le Integrated Sensor Module (GPS, compas...) et la monture à fourche. 

    - La caméra et l'électronique

    Coeur du dispositif Light Switch, la caméra ECLIPS (Electronically Controlled Locate Indentify Position System) est doté d'un petit capteur de qualité moyenne (faible coût) délivrant un vaste champ de 8x8°. Elle est donc destinée à la reconnaissance des étoiles et mesure de leurs positions par rapport à la position théorique du tube optique. Elle est gérée automatiquement par microcalculateur intégré mais peut très bien servir d'imageur pour vos premiers essais astrophotographiques (attention : champ très très large montrant peu de détails). Un port vidéo externe sur la monture à fourche peut permettre de visualiser en temps réel les images. Il est tout à fait possible de brancher une caméra Meade DSI et d'en visualiser les résultats sans passer par un PC... un enregistrement sur une carte SD est aussi possible.

    Au niveau électronique, la raquette de commande dispose de nouveaux menus liés à la présence de la caméra et de "l'Astronome Inside" (la base de données audio et vidéo). Le système AutoStar passe de plus au niveau III grâce à l'extension de la base de données (100 000 objets référencés dorénavant - même si la plupart ne sont pas visibles pour un instrument de ce diamètre).

     
    Galerie photos n°2 :
     

    - Notre avis

     

    Bien que seul un test pourra confirmer les annonces de Meade, nous sommes ravis de l'apparition de ce nouvel instrument qui devrait être une grande avancée dans le monde du matériel astronomique et la démocratisation à une échelle beaucoup plus vaste que maintenant de notre passion commune. A la fois ultra-sophistiqué... il est le télescope le plus facile à utiliser jamais construit! Avec la garantie dès la première nuit d'observer la Lune, les planètes et les plus beaux objets du ciel profond (M42, M31, M45...) chacun, sans aucune connaissance préalable, pourra s'émerveiller du ciel.

    L'Astronomie est une science, un loisir, universel qui s'adresse à tous (en témoigne la curiosité suscitée envers les télévisions comme CNN ou NBC ou des grands journaux lors du CES par l'ETX-LS). Meade a fait le choix de développer un instrument tout public... vivement qu'il soit disponible. Concernant le délai justement il semble que le fabricant américain change ses habitudes en prévoyant de commercialiser presque en même temps son instrument aux US et en Europe (décalage de plusieurs mois habituellement), d'après les échanges avec la direction commerciale de Meade nous devrions pouvoir le distribuer d'ici la fin du premier semestre. Son prix en Euros n'est pour l'instant pas connu, nous l'estimons (à titre indicatif donc) entre 1400 et 1800€.

    Ci-contre : Prix reçu par Meade lors du CES pour l'ETX-LS récompensant les meilleures innovations.

    - Celestron CGE Pro

    Quelques jours avant le CES des informations ont filtré concernant une nouvelle monture remplaçante de la CGE. Nous avions hâte de découvrir la CGE Pro dont la caractéristique principale et d'offrir une capacité de charge plus importante (40kg contre 30kg pour la CGE) permettant de mieux supporter le fameux C14 (355mm) où des instruments d'autres marques de même diamètre.

    Celestron a en effet constaté une demande importante pour une monture capable de répondre parfaitement aux exigences du C14... instrument de grand diamètre mais, élément important, aussi de grande focale (f/11 - soit 3910mm!). En astrophotographie longue pose la CGE bien que très performante (voir notre descriptif complet et galerie d'images d'amateurs récemment mis à jour) n'offre pas une stabilité maximale avec un tel télescope.

    Les ingénieurs du fabricant californien ont donc décidé de reprendre entièrement la CGE pour en faire une version plus robuste... le pari semble réussi, en touchant le C14 posé sur la CGE Pro en démonstration lors du CES nous avons apprécié la stabilité de l'ensemble. Une vibration est vite amortie, l'ensemble est homogène... solide comme rock comme l'indique la documentation Celestron. Au passage un lifting complet a été entrepris et de nouvelles caractéristiques sont présentes.

     
    Galerie photos n°3 :
     

     

    Afin d'augmenter la capacité de charge la première tâche a été d'élargir les axes en ascension droite et déclinaison (qui passent de 25mm à 40mm), de même que la roue dentée (255 dents et 152mm de diamètre contre 180 dents/143mm). La qualité générale du suivi a aussi été amélioré... désormais garantie à +/- 8" d'arc et moins avec l'utilisation du PEC (Correcteur d'Erreurs Périodiques Permanent). 

    Autre point appréciable, la possibilité pour la monture d'aller à 20° au-delà du méridien (la meilleure zone à photographier)... ce qui étend le temps de pose avant le retournement. Une nouvelle procédure de mise en station est proposée, le "All Star Polar Alignement" n'emploie pas de viseur polaire mais après une calibration sur 2 étoiles l'utilisateur est invité à choisir une étoile brillante loin du pôle nord céleste (proche du méridien donc). Le microcalculateur NexStar calcule alors l'écart constaté entre l'étoile et sa position théorique... invitant l'utilisateur a tourné les larges molettes en azimut et altitude pour ramener l'étoile au centre (position théorique). Sans l'Etoile Polaire vous pouvez donc entreprendre une séance d'astrophotographie longue pose!

    Autre point améliorer la vitesse de déplacement. Celle-ci est désormais portée au maximum à 5°/sec! Le pointage est garanti à 5 minutes d'arc... offrant un positionnement sur n'importe quel capteur CCD ou à l'oculaire. L'alimentation a été modifié pour permettre d'alimenter de manière constante l'électronique pour assurer même en cas de déséquilibrage un suivi et une précision au top.

    Démontable en plusieurs blocs, Celestron a voulu rendre la CGE Pro transportable pour l'amateur itinérant. Comme pour le CGE le port d'autoguidage, un port PC et des servo-moteur 12VDC avec encodeurs sont présents. Une queue d'aronde femelle large au format Losmandy est bien sûr disponible pour recevoir de multiples instruments (Astrograph Newton, Ritchey-Chrétien, lunettes de grands diamètres). L'ensemble inspire confiance et nous avons hâte de vous présenter dans nos magasins. La disponibilité devrait être autour de mai 2009 à un prix plus élevé que la CGE (d'après nos estimations, à titre indicatif donc, le tarif devrait être entre 6000 et 7000€). La CGE sera pour le moment conservé au catalogue de la marque.

    Galerie photos n°4 :

     
    - Celestron CGEM 

    Celestron est très actif sur le marché des montures, en témoigne la découverte aussi lors du CES de la CGEM, présentée il y a quelques mois au salon Photokina de Cologne. Cette monture de 18kg de capacité de charge s'inscrit parfaitement la gamme des montures Celestron (CG5 - 10kg / CGEM - 18kg / CGE - 30kg / CGE Pro 40kg). La volonté du fabricant californien est de proposer pour le Celestron C11 une monture plus robuste et adaptée à son poids que la CG5. Cette dernière bien que proposée avec le C11 n'est en effet pas assez stable pour de l'imagerie longue ou des grossissements en visuel trop important. Elle convient donc bien à des tubes optiques jusqu'à 254-280mm de diamètre. Bien que ressemblant de loin à une SkyWatcher EQ-6 elle présente plusieurs avantages par rapport à cette dernière.

    Point important la présence du PEC (Correcteur d'Erreurs Périodiques Permanent) est capable d'apporter une qualité de suivi bien supérieure, à cela est associé une meilleure qualité de fabrication et finition. Le système NexStar est très performant, complet et simple d'utilisation. La queue d'aronde est plus large (format Losmandy) pour recevoir de manière sécurisée les plus gros instruments.

     

    Autre élément, la présence du "All Star Polar Alignement" capable de délivrer une mise en station de qualité sans l'aide de l'Etoile Polaire. Comme pour la CGE Pro, la CGEM était en démonstration avec le plus gros télescope qu'elle puisse supporter (le C11) est là encore l'ensemble était homogène, les vibrations vite amorties. Avec un prix estimé entre 1600 et 2100€ nul doute qu'elle attirera de nombreux amateurs en quête d'une monture de capacité de charge importante fiable et confortable à manipuler comme sait le faire Celestron. Depuis son introduction récente aux US, plusieurs dizaines de modèles ont été vendu... elle devra nous arriver d'ici 2 mois avec les tubes optiques C8, C9.25, C11.

    Nous vous invitons si vous êtes intéressé par ses produits ou par simple curiosité à vous inscrire à notre newsletter mensuelle pour être au courant des dernières informations, prix, délais. Cliquez ici pour accéder à notre formulaire d'inscription.

    Galerie photos n°5 :

    Visites chez plusieurs fournisseurs près de Los Angeles - 5/8 janvier 2009

    Avant de participer au CES nous en avons profité pour visiter plusieurs fournisseurs à proximité de Los Angeles. PlaneWave Instruments, Lumicon et SBIG étaient ravi de nous recevoir... découvrez le reportage de notre webmaster. Pour SBIG : informations en ligne à partir du lundi 19 janvier en raison de notre participation au stage AIP des 16/17/18 janvier - Nouvelles données concernant les caméras STX délivrées à cette occasion.

    - Lundi 7 janvier : PlaneWave Instruments

     

    Alors que nous distribuons depuis quelques mois les instruments (Astrograph) de ce nouveau fabricant américain et que nous venons d'en publier le descriptif complet sur notre site nous avons décidé d'aller lui rendre visiteà Torrance pour connaître davantage l'équipe et découvrir leur méthode de fabrication. Nous avons été reçu par Richard Hedrick et Joseph Haberman les 2 fondateurs de la société, créée en 2006, suite à leur départ de Celestron (pour se consacrer pleinement au C20 CDK développé par Celestron).

    Le fabricant californien n'a pas voulu (au moment de la sortie du SkyScout) s'investir pleinement dans un projet de très grand télescope trop coûteux en terme de temps et moyens. En partenariat avec David Rowe, le créateur du concept Dall-Kirkham modifié (CDK), les 2 ex-ingénieurs de Celestron tente de faire connaître cette nouvelle formule optique aux résultats impressionnants.

    Septique lors de sa sortie nous avons en effet découvert récemment que le CDK offre d'excellents résultats pour un prix très attractif par rapport aux Ritchey-Chrétien qu'il est censé concurrencer. L'idée de base a été de développer un instrument plus facile à polir que les miroirs hyperboliques et très coûteux des Ritchey-Chrétien tout en corrigeant davantage les aberrations (coma, astigmatisme, courbure de champ).

    Entrée du bâtiment PlaneWave Instruments : Situé dans l'un des nombreux parcs d'entreprises-technologiques de Torrance, PlaneWave vient de s'agrandir en disposant d'un atelier d'assemblage-stockage plus important. Plusieurs bureaux, salles de polissage et de tests sont présents.
     

    Bien que particulièrement efficace dans la correction de la coma (l'aberration provoquant le plus de "dégâts" sur une image), la formule RC n'apporte pas de résultats parfaits loin de l'axe optique concernant la courbure de champ et l'astigmatisme, un correcteur étant généralement recommandé pour du 24x36 et au-delà.

    David Rowe a donc eu l'idée de prendre un concept optique à faible coût de production (miroir facile à polir) puis de lui associer un correcteur intégré développé à l'aide de simulations informatiques. Il s'est basé sur la formule Dall-Kirkham (miroir primaire elliptique et secondaire sphérique) destinée habituellement au planétaire car présentant une faible correction de la coma mais facile à réaliser (ellipse proche de la sphère contrairement à l'hyperbole). Un correcteur à 2 lentilles suffit à corriger les aberrations les plus prononcées... tout en délivrant un rapport de focale "court" (f/6.8 ou f/8) pour des instruments de type Cassegrain. Autre point sur lequel Richard Hedrick et Joseph Haberman ont insisté lors de notre visite, une collimation plus facilement réalisable sur leur système. Il en effet plus simple d'aligner un miroir secondaire sphérique qu'un miroir hyperbolique (le positionnement en X-Y du centre d'un miroir n'est en effet pas une opération aisée).

    Autre point important caractéristique de PlaneWave Instruments, la vérification dans une salle de tests de chaque instrument avant envoi. Et même sur le ciel (il suffit de sortir l'instrument de l'atelier pour accéder au ciel très souvent dégagé, même s'il est lumineux, de Los Angeles). En cas de détection d'erreurs l'instrument est tout de suite repris... sinon expédié aux revendeurs.

     
    Photo : Richard Hedrick posant fièrement devant un CDK 20" (508mm) prêt à partir pour un heureux client
    Galerie photos n°1 (polissage) :

    Pour notre visite, PlaneWave Instruments n'a pas hésité à nous ouvrir les portes de son atelier de polissage... (rarement visitable chez d'autres fabricants). Plusieurs machines étaient en train de polir à différentes étapes des miroirs de 20" (508mm) ou 12.5" (318mm). Les miroirs arrivent avec une forme conique prépoli du fournisseur United Lens (l'un des plus grands aux US qui fourni par exemple les secondaires des Dobson Obsession). Après polissage ils sont envoyés pour dépôt d'un traitement optique haute réflectivité (Aluminium Rehaussé 96% - délai relativement long) chez un spécialiste.

    Galerie photos n°2 (miroir primaire) :

    Le miroir est ensuite associé à un support central à l'aide d'une colle spéciale (difficile à trouver, nombreuses recherches et tests effectués de la par de PlaneWave). Un capteur thermique est ensuite associé afin d'ajuster au cours de la nuit à l'aide de ventilateurs la température au sein du tube optique (les différences entre le miroir primaire, le secondaire et l'environnement extérieur doivent être minimes). A la question de la pertinence du choix du Pyrex (même si le grade utilisé est le meilleur - "Annealed Precision Pyrex") Richard et Jospeh nous ont indiqué que le choix des fabricants de Ritchey-Chrétien de miroirs en AstroSitall ou Zerodur n'étant celon eux pas pertinent. Pour des astronomes amateurs ils n'ont pas constaté de variations de mise au point importante au cours d'une pose de 20 voir 30 minutes nécessitant impérativement un miroir beaucoup plus coûteux avec un coefficient de dilatation thermique plus faible. Les images et retour de leurs clients confirment selon eux leur choix de miroirs en Pyrex bien plus économiques (ce qui explique en grande partie la différence de prix entre PlaneWave Instruments et les fabricants de RC pour astronomes amateurs).

    Galerie photos n°3 (éléments mécaniques) :

    L'atelier de PlaneWave est un entrepôt stockant les différentes pièces mécaniques du tube optique (non usinées par PlaneWave - achat d'une machine CNC prévue prochainement). Le stock est important limitant ainsi les délais de livraison aux clients, l'atelier sert de zone d'assemblage. La photo de gauche montre l'arrière d'un CDK 20" prêt à recevoir un miroir primaire, les ventilateurs sont facilement identifiables, au milieu plusieurs supports sont en attente d'assemblage. A droite des supports du secondaire pour des CDK 17.5" sont rangés.

    Galerie photos n°4 (assemblage) :

    L'atelier de PlaneWave est un entrepôt stockant les différentes pièces mécaniques du tube optique (non usinées par PlaneWave - achat d'une machine CNC prévue prochainement). Le stock est important limitant ainsi les délais de livraison aux clients, l'atelier sert de zone d'assemblage. La photo de gauche montre l'arrière d'un CDK 20" prêt à recevoir un miroir primaire, les ventilateurs sont facilement identifiables, au milieu plusieurs supports sont en attente d'assemblage. A droite des supports du secondaire pour des CDK 17.5" sont rangés.

    Galerie photos n°5 (correcteur) :

    C'est la pièce maîtresse du dispositif optique du CDK. Suivant l'instrument le diamètre des lentilles peut atteindre 90mm. Epaisses et serrées l'un par rapport à l'autre, les lentilles forment un correcteur doté d'un poids important. Sur l'image de droite : vue arrière d'un CDK 20" et de son correcteur.

    Galerie photos n°6 (porte oculaire) :

    Autre pièce caractéristique des instruments PlaneWave le porte-oculaire développé par Richard Hedrick. De conception type Crayford il se différence par la présence d'une vis de maintien sur son dessus pour éviter tout glissement. Avec une capacité de charge de plus de 5kg il offre une très bonne précision grâce au servo-moteur disponible en option (avec le kit de contrôle électronique EFA - à gauche de la première photo). Usiné avec précision le porte-oculaire reçoit les différents adaptateurs PlaneWave (Secure Fit) pour un parfait respect de l'orthogonalité entre celui-ci et le capteur de votre caméra CCD.

    Nous remercions chaleureusement PlaneWave Instruments de nous avoir ouvert ses portes et d'avoir répondu à toutes nos questions avec pertinence et professionnalisme.

    - Mercredi 9 janvier : Lumicon

     

    Deuxième étape de notre "tournée" californienne, la visite Lumicon au Nord de Los Angeles à Simi Valley. Reconnu dans le monde entier par ses filtres visuels, nous étions curieux de découvrir l'équipe et les locaux de ce fabricant avec qui nous entretenons de bonnes relations. La visite a été courte en raison du faible espace dont dispose Lumicon au sein de sa maison mère Parks Optical. En effet comme la plupart des fabricants de filtres le fabricant californien sous-traite leur fabrication, le coût d'une machine capable de déposer des traitements sur un verre est en effet très important (pour des dépôts spéciaux, un investissement est cependant prochainement programmé).

    Lumicon s'occupe du cahier des charges (objectifs/résultats à atteindre par les filtres envers le fournisseur) et les vérifient individuellement à réception. Si un filtre n'atteint pas les spécifications (98-99% sont jugés bons), il n'est pas vendu. A l'aide d'un spectrographe à double faisceau type Perkin-Elmer chaque filtre est inspecté. Lumicon en indique le résultat sur chaque boîte (% de transmission en fonction des raies spectrales intéressantes).

    Photo : Salle de stockage. De nombreux filtres et accessoires et sont près à partir pour les 300 revendeurs dans le monde
    Galerie photos n°1 :

    Chaque filtre est protégé dans une enveloppe, puis est contrôlé avant d'être assemblé dans l'atelier de Lumicon. Pour fixer correctement chaque filtre sur son support en aluminium Lumicon ajoute une bague qui est serrée à l'aide de 2 encoches et un double micro-tournevis.

    Galerie photos n°2 :

    A gauche le spectrographe type Perkin-Elmer permet pour chaque longueur de connaître le taux de transmission du filtre. Au milieu un renvoi coudé Lumibrite avant test de son alignement. A droite 2 collimateurs sont associés pour visualiser à travers plusieurs trajets l'alignement du miroir... ici le résultat était impeccable.

    Nous remercions Lumicon pour son accueil et tenons à indiquer que nous sommes ravi de travailler avec une société aussi soucieuse de la qualité de ses produits (remise en cause systématique, vérifications de chaque étape) et ne faisant aucun compromis pour toujours rester la référence.

    - Jeudi 9 janvier : Santa Barbara Instrument Group (S.B.I.G)

    Après 1h de route le long du Pacifique, notre voyage nous a emmené vers Santa Barbara à proximité de son campus universitaire où se situe SBIG depuis 20 ans. Alan Holmes, le président et co-fondateur avec Michael Barber, nous a fait visiter les locaux toute la matinée et une partie de l'après-midi. L'occasion de découvrir l'envers du décor et les dernières informations sur la gamme STX ainsi que les nouveaux systèmes de guidage (différentiel et simultané), les étapes de fabrication des ST et STL ainsi que le nouveau All-Sky Camera.

    • Gamme STX

    SBIG travaille depuis plus de 2 ans sur la sortie de ses nouveaux produits et promet d'ici la fin du premier semestre la commercialisation de la STX-16803 (avec le capteur Kodak KAF-16803 de 36x36mm!) ainsi qu'une nouvelle "roue" à filtres. Un nouveau système d'optique adaptative fera ensuite son apparition (AO-X), puis un rétro-réflecteur et un logiciel dédié pour le guidage différentiel.

    La gamme STX est une évolution des STL dont l'enveloppe ne peut contenir des capteurs supérieurs au format 35mm. SBIG a donc eu l'idée de proposer, suite à la commercialisation par Kodak de nouveaux très grands capteurs, une nouvelle série avec plusieurs fonctionnalités non présentes sur les STL.

    Tout d'abord la connectique a été "mise à jour" en la présence d'un port USB 2.0 (1.1 pour les STL) permettant de diminuer le temps de transfert après chaque pose. Un port Ethernet est aussi présent pour le pilotage de la caméra sans PC. Grâce à la présence d'un port auxiliaire (I2C) où se connecte les accessoires, il est possible de piloter les STX sur Internet (après paramétrisation d'une adresse IP). A noter : un câble Ethernet peut transférer sur de plus longues distances des données (prolongateur nécessaire à partir de 5m en USB).

     
    Galerie photos n°1 :

    La chambre scellée qui contient le capteur peut être remplie de gaz (valve accessible se trouvant à proximité du dessicant amovible). Le refroidissement a été modifié pour être encore plus performant. La température du capteur descend ainsi jusqu'à -50° sous la température ambiante grâce à un double étage Peltier combiné à un évacuateur de chaleur. Autre nouveauté la possibilité de régler la position du capteur d'autoguidage par rapport au capteur principal, SBIG a en effet constaté que la mise au point serait rarement similaire entre le capteur secondaire et le centre de capteur imageur (sur l'axe optique). Malgré les efforts réalisés par les constructeurs d'instruments la courbure de champ affecte trop la mise point engendrant une augmentation du diamètre de l'étoile guide (ce qui réduit la qualité du guidage).

    Au niveau de l'obturateur (photo de gauche) son design a été entièrement repris,  SBIG abandonne l'idée de l'intégration de la roue à filtres dans le corps de la caméra. Un système original a été privilégié, causant de nombreuses réflexions et tests de la part de SBIG, où un moteur entraîne un cylindre qui met en tension un fil ce qui induit le déplacement de l'obturateur. Le fabricant californien indique avoir choisi ce système pour sa compacité (réduction du back-focus), le garantissant à 1 million de cycles!

    Galerie photos n°2 :

    Une grande surprise lors de notre visite fût la découverte de la "roue" à filtres qui s'adaptera sur la gamme STX. SBIG n'a pas retenu en effet le concept classique de roue (ronde donc) à 8 filtres mais un système complètement nouveau par clapet. Le système est en cours de développement (pas de prototype visible lors de la visite), SBIG nous a simplement montré un dessin technique. Deux séries de 4 filtres sont positionnés à droite et à gauche du capteur (en haut par rapport à celui-ci), disposant chacune d'un moteur (pour un déplacement à 90°). Un troisième est au centre pour faire varier la hauteur du magasin suivant le filtre choisi. Le back-focus reste alors faible (épaisseur du filtre + l'enveloppe mécanique)... dès que nous aurons plus d'informations nous mettrons à jour notre site. Plusieurs pièces sont attendues sous peu par SBIG pour monter le premier prototype (début février).

    A propos de la Remote Guide Head (caméra externe introduit il y a quelques années au catalogue de SBIG), elle va disposer d'un nouveau capteur en raison de l'arrêt par Texas Instrument du TC-237H. Un capteur Kodak KAI-340 a été choisi (640x480 - 9microns) car plus large, plus sensible et moins bruité que le précédent modèle, c'est ce même capteur qui est utilisé pour l'autoguidage interne des STX.

    Autre évolution, le système d'optique adaptative AO-L pour les STL sera différent pour les STX (dénommé AO-X). SBIG a décidé de se lancer dans un nouveau système (prototype complet non encore disponible - photo de droite) qui présentera des caractéristiques très similaires en terme de temps de réponse et fréquence d'action (mais compatible avec de plus grands capteurs).

    • Le guidage différentiel

    C'est l'innovation la plus importante que va proposer SBIG en 2009 (brevet déposé). Le fabricant californien a en effet décidé de s'attaquer au guidage en parallèle en proposant un système capable de limiter l'influence des flexions (généralement toujours présentes entre le télescope principal et l'instrument secondaire). Grâce à une étoile artificielle que le capteur externe étudie, un logiciel est capable de mesurer l'écart entre cette étoile et une étoile de référence (étoile de guidage habituelle). En maintenant un écart constant entre ces 2 étoiles grâce à des ordres transmis à la monture, le suivi sera d'une très grande précision. Le déplacement d'un miroir primaire (Schmidt-Cassegrain généralement) en fonction de la zone d'observation (avant ou après le méridien) pourra aussi être compensé.

    Le gros avantage de cette méthode est qu'elle s'applique au possesseur d'imageur sans double capteur. Une caméra CCD simple (sans capteur interne) ou un APN photo numérique type Canon EOS pourront réaliser des images du ciel profond longues poses pendant qu'une caméra de taille modeste étudiera l'écart entre les 2 étoiles et l'étoile de guidage.

    Le procédé appelé guidage différentiel nécessite un boîtier qui se positionne devant l'imageur et crée un rayon lumineux se propageant à travers le système optique de l'instrument principal. Un rétro-réflecteur positionné à l'avant de l'instrument (type Newton ou Cassegrain généralement) déviera le faisceau en direction de l'instrument secondaire (généralement une lunette). Le capteur externe placé sur le deuxième instrument aura l'impression de "voir" une nouvelle étoile, brillante, qu'un logiciel pourra détecter et étudier (CCDSoft ou MaximDL et Prism à l'aide d'un plugin).

    Galerie photos n°3 :

    SBIG nous a indiqué que l'étoile sera réglable en luminosité et orientable suivant la configuration optique de l'instrument (pour que selon la traversée du système optique elle arrive sur le rétro-réflecteur). Des tests ont été réalisés pour mesurer l'intensité de la réflexion sur une lame de fermeture d'un Schmidt-Cassegrain (visible donc par l'imageur principale)... elle est très faible (autour de 0.001%) d'autant plus si l'utilisateur ajoute un filtre RGB ou à bandes étroites. L'étoile artificielle aura en effet une forte dominante infrarouge pour ne pas créer de gêne dans le visible... c'est aussi un domaine spectral où les caméras CCD, et celles externes donc, restent sensibles.

    Le rétro-réflecteur a subi plusieurs modifications depuis les premières réflexions de SBIG. Nous avons pu voir la troisième et dernière version. Un prisme en forme de parallélépipède, de différentes longueurs suivant les configurations, décale le faisceau incident, un deuxième prisme (conique constitué de multiples facettes) renvoie quelque soit l'orientation initiale le rayon dans la direction opposée (donc vers l'instrument secondaire). Le système est ingénieux et astucieux laissant toujours passer la lumière en provenance du fond de ciel (pour ne pas créer d'obstruction supplémentaire). L'image de droite présente une version précédente nous l'avons indiqué pour montrer à quoi ressemble le montage sur l'avant d'une lame de Schmidt. Plusieurs adaptateurs suivant les marques et diamètres seront proposées, SBIG espère cependant que les fabricants adapteront leur instrument pour recevoir un tel système.

    • Le guidage simultané

    Autre innovation, un nouveau système de guidage pour les caméras SBIG à double capteurs (appelé guidage simultané). Le guidage interne présente en effet un inconvénient (qui dépend de l'instrument, de la qualité de monture, des objets visés...) en la nécessité de poser longtemps à travers un filtre à bandes étroites (type H-alpha, O-III ou S-II) pour détecter une étoile de guidage. Une des solutions consiste à placer un deuxième instrument en parallèle, mais celui-ci comme expliqué précédemment, engendre inévitablement des flexions. L'idée est donc la suivante, comme les flexions apparaissent sur des périodes longues (comparativement aux erreurs périodiques des montures) le capteur interne va être mis à contribution grâce à des longues poses pour les étudier (typiquement 30 secondes à 1 minute). Aucun problème alors pour trouver une étoile guide.

    En même temps une deuxième caméra (type Remote Guide Head) étudie une étoile de référence dans des temps de pose courts (ceux habituellement employés dans l'autoguidage en parallèle). L'ensemble des erreurs est alors corrigé engendrant un suivi de très grande qualité.

    • Délais

    L'ensemble de ces innovations impliquent un temps de recherches, développements et tests pour SBIG considérable (bien plus important que prévu). Ce n'est pas seulement la création d'une nouvelle plateforme pour des grands capteurs mais surtout la nécessité de reprendre ou imaginer de nouveaux accessoires ("roue" à filtres, AO-X, rétro-réflecteur, boîtier étoile-artificielle, mises à jour logiciel) qui demandent de longs mois de développements. SBIG désire planifier la sortie des STX (capteur KAF-16803 pour le moment) et de la "roue" à filtres en priorité (d'ici mars-avril). Ensuite viendront au cours de l'année tous les éléments du guidage différentiel (rétro-réflecteur, étoile-artificielle et logiciel). Le guidage simultané est rendu possible dorénavant par la capacité de SBIG à lire en même temps les informations de plusieurs CCD (mise à jour logiciel à venir donc). Pour l'instant aucun prix n'est connu, SBIG attend que tous les prototypes soient finalisés, puis testés avant d'en chiffrer le coût exact. Nous vous tiendrons informé par l'intermédiaire de notre newsletter mensuelle, inscrivez-vous ici.

    • Visites des locaux

    Après plusieurs heures de discussions et avant notre départ pour le CES nous en avons profité pour visiter les locaux, rencontrer une bonne partie de l'équipe et découvrir plusieurs caméras ST/STL en cours de montage.

    Les deux photos de gauche présentent des caméras ST. A droite une ST-4000 XCM (capteur 4021 - l'un des modèles les plus vendus par SBIG), de l'autre plusieurs caméras mises sous pression avant insertion du capteur et des circuits imprimés. A droite deux photos du fantastique système d'optique adaptative AO-L. Informations complètes dans notre long descriptif détaillé. Cliquez ici.

    Cette étrange photo à gauche est un microscope servant pour le positionnement ultra-fin du capteur de guidage par rapport au capteur principal qui doivent être sur le même plan focal lors de la réalisation des images. Au milieu deux photos de roues à filtres en cours de montage. A gauche, la CFW-10 (8 positions pour des filtres au coulant 31.75mm), à droite la roue intégrée des caméras STL (5 positions - filtres au coulant 50.8mm).

    Tout à droite nous sommes montés sur le toit du bâtiment qui abrite SBIG pour découvrir la dernière version du All-Sky Camera. C'est un système capable de surveiller le ciel en continu (pour détecter des nuages d'altitudes difficilement décelables et prévisibles) afin de préparer une séance d'imagerie (indispensable pour les observatoires automatiques). Il fonctionne à l'aide d'un Fish-Eye (lentille Fujinon) et du capteur KAI-340. Un dôme acrylique protège de la pluie et des poussières... l'ensemble est relié ici à un capteur solaire optionnel pour demeurer parfaitement autonome. Une connexion sans-fil transmet les informations à un ordinateur quelques étages plus bas. Descriptif complet à venir prochainement sur notre site.

    Nous remercions Alan Holmes pour nous avoir chaleureusement reçu et permis de réaliser ce reportage. Nous souhaitons bonne chance à toute l'équipe SBIG pour terminer bientôt ce projet STX et toutes les innovations en cours de développement depuis plusieurs mois. Nous relaierons le maximum d'informations au fur et à mesure des multiples avancées.

    - Stage AIP (16/17/18 janvier à Marly-le-Roy près de Paris)

     

    En ce début d'année avait lieu un stage/formation sur l'astrophotographie près de Paris à l'initiative de trois astrophotographes amateurs renommés. Nicolas Outters, Franck Bugnet et Eric Mouquet ont en fait créé mi-2008 une association (A.I.P - Astro Images Processing) dans le but de promouvoir les techniques d'acquisition et de traitements pour l'imagerie numérique (CCD et APN).

    En partenariat avec Astronomie Magazine et GALILEO, cette manifestation a rassemblé plus de 100 participants à Marly-le-Roy. Au menu, de nombreuses conférences de plusieurs astrophotographes émérites (Thierry Legault, Vincent Steinmetz, Laurent Bernasconi, Jerôme Rudelle et Luc Coiffier pour le logiciel DeepSkyStacker). Nous en avons profité pour présenter en avant première les dernières informations concernant SBIG.

    Photo : L'Amphithéatre lors d'une conférence

    L'ambiance était studieuse, chaque participant ayant emmené son ordinateur portable et potassé avant la manifestation les présentations des différents intervenants. La première journée fut consacrée principalement aux rappels des notions les plus importantes. Eléments directeurs sous PhotoShop (courbes et niveaux ensuite). L'importance des prétraitements a été souligné par Thierry Viant, des conseils sur l'autoguidage et l'acquisition avec APN ont été appréciés. Le soir, Eric Mouquet nous a fait une démonstration de "Rent a Sky", son nouveau site Internet, permettant de contrôler et de réaliser des images avec son matériel sous coupole (location d'observatoires à distance).

    Le samedi, journée complète, s'articula autour de la démonstration/utilisation de plusieurs logiciels. DeepSkyStacker avec son auteur Luc Coiffier, CCD Autopilot et CCD Commander par Nicolas Outters et Franck Bugnet. Laurent Bernasconi fidèle pratiquant de Prism (http://www.prism7.fr) en a montré les principales caractéristiques, intéressant de nombreux utilisateurs potentiels (photo de gauche ci-dessous).

    En partant du choix d'un objet, le paramétrage de l'équipement (montures, filtres, caméras...) il a ensuite montré comment soustraire des darks et offsets, puis diviser par des flats pour obtenir les meilleures images brutes possibles. Sa deuxième conférence a porté sur le module d'automatisation récemment ajouté (pour la version 7). Il est en effet capable depuis son domicile de la région parisienne de contrôler entièrement son équipement dans le sud de la France (station météo, coupole, télescope de 500mm sur monture équatoriale, caméra CCD SBIG). Sans l'aide de script, il peut paramétrer à travers différents onglets facilement : les temps de poses pour chaque filtre,  les flats, darks, le retournement au méridien ou la fermeture de l'observatoire...

    Les autres moments forts de la journée ont été la présentation des techniques en fausses couleurs par Franck Bugnet et les masques de fusion par Nicolas Outters. Vincent Steinmetz a intrigué son auditoire avec le mode Lab sous Photoshop et AstroArt. Sa conférence le lendemain (voir photo du milieu ci-dessus) sur la mise au point (étape cruciale pour l'obtention de belles images) a suscité de nombreuses questions et permis de mieux comprendre son importance. Thierry Legault, orateur hors-pair, a aussi apporté son expérience sur ce point le samedi soir et donnés de nombreux conseils sur les réglages à mettre en oeuvre (temps de pose avec ou sans APN, différence entre les concepts optiques, aberrations, collimation...)

    Ensuite notre webmaster, Damien Elisei (photo à droite ci-dessus), de retour de Los Angeles a donné les dernières informations sur les innovations prochaines de SBIG (STX, guidage différentiel et simultané) ainsi que des détails sur les nouveaux filtres amovibles Astronomik (détails complets ici) et les caractéristiques sur les instruments PlaneWave (visite en même temps que SBIG, avantages étonnants).

    Le dimanche matin a été l'occasion de découvrir des méthodes sur la réduction des halos autour des étoiles et quelques techniques sur le LRGB (la gestion de la couleur est l'étape la plus longue et complexe en imagerie). Avant la clôture du stage une conférence sur le retrait des gradients (problème important sur les grands capteurs particulièrement dans les zones avec une forte pollution lumineuse) a été développé par Franck Bugnet et Nicolas Outters.

    Photo : Regroupement de tous les participants avant le retour de chacun aux quatre coins de la France ainsi qu'en Belgique et Suisse
    Crédit photo : Astronomie Magazine

    Nous remercions tous les participants pour convivialité des échanges (c'était pour nous aussi l'occasion de rencontrer ou revoir plusieurs clients), les intervenants pour la qualité de leurs interventions ainsi que les trois organisateurs pour la très bonne tenue, à tous les niveaux, de ce stage. Nous espérons vous avoir donné, à travers ce petit reportage, l'envie de participer à la prochaine édition (date et lieu en cours de discussion entre les membres de l'association AIP). Retrouvez les différentes interventions au format PDF sur le site http://astrosurf.com/aip/ qui ne remplace pas cependant ce type de manifestation où chacun peut poser des questions, demander des conseils personnalisés en fin de séance ou échanger en profondeur pendant les pauses.

     


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