SkyWatcher innove
encore une fois. L'ancien et très apprécié concept
Dobson a subi un lifting complet avec de nouvelles
caractéristiques et l'amélioration de
plusieurs composants. Contrairement à d'autres
designs avec tubes ouverts, les SkyWatcher FlexTube
ne nécessitent pas d'être démontés
entre différentes utilisations. Ils se transportent
comme 2 éléments compacts qui peuvent être
assemblés et prêts à utiliser en
seulement quelques secondes!
Introduction :
Depuis quelques années la
fièvre Dobson envie de plus en plus les astronomes
amateurs conscients que les plus fortes sensations sont
ressenties avec les télescopes de grand diamètre.
L'observation des planètes est en effet limitée à Jupiter,
Mars, Saturne (et la Lune) alors que les amas, nébuleuses
et galaxies se comptent par centaines dans un instrument
de 200mm (voir milliers pour les plus grands diamètres
sous un ciel sombre). Sans moteur ou électronique
les Dobson sont en effet les instruments procurant le
plus de lumière, à un budget donné,
par rapport à tout autre type d'instruments (pour
la plupart motorisé et GOTO).
Cependant la quête du diamètre
engendre un désagrément majeur : l'encombrement!
Quand l'on désire observer dans les meilleures
conditions, pour exploiter tout le potentiel de son instrument,
loin de la lumière des villes, il est impératif
de déplacer son matériel dans un véhicule
puis de le monter et démonter. Hors il faut de
la place et effectuer si possible un minimum d'allées
et venues lors du chargement. Bien que les structures
Serrurier existent depuis longtemps elles ne sont disponibles
sur les Dobson bon marché que depuis peu et nécessite
un démontage/remontage permanent puis une reprise
de la collimation (opération qui prend un peu
de temps mais dont on finit par s'habituer avec l'expérience).
SkyWatcher, qui
conçoit des Dobson à tubes pleins appréciés
des débutants et amateurs depuis de nombreuses
années, vient d'innover en repensant complètement
le design de ses instruments. Le fabricant sino-canadien
a cherché à combiner l'avantage de "l'assemblage
complet" des tubes pleins et le faible encombrement
procuré par les tubes ouverts. L'idée
du "télescope télescopique" est
désormais une réalité (à un
prix qui reste très attractif) à travers
la gamme FlexTube AutoTrack.
Récemment
SkyWatcher a décidé de proposer la gamme
FlexTube équipée directement de moteurs
(système AutoTrack). L'idée est d'offrir
encore plus de confort tout en restant dans l'esprit
Dobson (instrument de grand diamètre à prix
compétitif). Le pari est gagné, l'ajout
de deux servo-moteurs et encodeurs n'augmente pas de
manière considérable le prix de vente
(il est cependant possible de choisir entre les deux
gammes : FlexTube manuel / FlexTube motorisé).
Grâce à une raquette de commande l'utilisateur
déplace très rapidement l'instrument
(vitesse max 800x!) vers la cible de son choix, puis
un mode suivi permet de compenser la rotation
terrestre... l'objet reste au centre du champ pendant
la durée de l'observation.
Selon le principe "que
le meilleur instrument est celui qu'on utilise le plus
souvent" SkyWatcher pousse, avec la gamme FlexTube
AutoTrack plus loin le confort pour que vous n'hésitiez
pas un instant à contempler le ciel et ses merveilles.
FlexTube
: le confort ultime
Le
principe du FlexTube est simple, il se base sur une conception
type Serrurier, où 3 tubes soutiennent solidement
la cage du miroir secondaire (qui supporte aussi le porte
oculaire et le chercheur). Sauf qu'ici les tubes ne sont
pas démontables car logés dans un serrage
qui permet de les faire coulisser. En desserrant simplement
3 molettes, les tubes glissent vers le bas jusqu'à ce
que l'instrument soit replié. Trois vis sur la cage
du secondaire permettent ensuite de la bloquer sur la caisse
du primaire. L'ensemble est beaucoup plus "petit" rentrant
aisément, à la verticale, dans n'importe
quel coffre de voiture (hauteur maximale de 920mm pour
le 305mm). Avec une base de 630x740mm il vous restera même
de la place pour divers accessoires.
Le point
important d'une telle configuration est la tenue de la
collimation (alignement entre les 2 miroirs). D'après
le constructeurs les FlexTube conservent le positionnement
des 2 éléments optiques (particulièrement
du miroir secondaire) à chaque pliage/dépliage.
A noter : l'alignement n'évolue pas au cours de
la nuit ou suivant la position du tube optique.
Il n'y a donc rien de plus facile
que de mettre en place de tels instruments. Sortez à l'aide
des poignées (molettes de serrage en altitude)
le télescope complet (40kg au total pour le plus
grand modèle). Desserrez les molettes de serrage
des tubes (ainsi que les vis de blocage). Faites coulissez
la cage du miroir jusqu'à la position d'arrêt
des tubes. Resserrez pour finir les molettes. Comme il
n'y a pas besoin de mise en station, collimation votre
télescope est prêt pour une soirée
d'observation pleine de découvertes (si vous n'avez
pas touché au porte oculaire depuis votre dernière
sortie la mise au point sera alors déjà "prête").
En seulement quelques secondes vous aurez effectué/évité les
traditionnelles étapes : sortie du télescope
/ montage / collimation. Gagnez plus de temps et disposez
d'un confort inégalé.... la facilité d'utilisation
est sans pareil!
A titre d'information
: Vérifiez, par sécurité (pour être
sûr de bénéficier des pleines performances
de votre optique), la collimation car le miroir primaire
peut légèrement bouger si vous déplacez à l'aide
d'une voiture (commun à tous les télescopes
en général Dobson, Cassegrain ou Newton).
A l'aide d'un laser de collimation, cheshire ou en
défocalisant la mise au point sur une étoile
brillante.
Système
AutoTrack : motorisation double axe embarquée
En plus d'être hyper-transportable
et pratique d'utilisation, la gamme FlexTube comporte
désormais une paire de servo-moteurs afin d'éviter à l'observateur
de recentrer systématiquement l'objet. En effet,
la rotation terrestre entraîne dans un télescope
non motorisé un déplacement apparent de
l'objet pointé. Suivant le grossissement employé,
il reste seulement quelques secondes dans le champ de
l'oculaire. L'observateur doit alors compenser sur les
axes, manuellement, cette dérive entraînant
des vibrations (même si elles sont vites amorties).
Lors de soirées avec du grand public, l'objet
peut même sortir du champ ce qui est relativement
désagréable. Beaucoup d'amateurs s'en contentent,
l'alternative par l'ajout de moteurs en altitude et azimut
augmente généralement fortement le prix
de l'instrument (le prix d'une motorisation est souvent élevée).
SkyWatcher offre désormais à un
prix étonnant cette option, le système
AutoTrack utilisé déjà sur des montures
altazimutales pour des instruments de petits diamètres
(Maksutov 100mm, Newton jusqu'à 130mm) a été modifié pour
la série FlexTube.
Le principe de fonctionnement reste
le même, pour suivre correctement un objet l'utilisateur
doit rentrer la latitude du lieu d'observation (c'est
le seul élément important) après
avoir orienté le télescope vers le Nord.
En effet, dans le cas de l'Etoile Polaire (que l'on considère
comme, fixe, car tournant sur elle-même), le système
AutoTrack a besoin de connaître à quelle
latitude se trouve l'observateur... si celui-ci indique
45° N alors les moteurs n'ont pas besoin de tourner
(ils se dirigent haut-bas / gauche droite).
A cette même latitude pour
un objet au zénith, les deux moteurs seront en
fonctionnement (aucun objet ne reste au zénith
toute la nuit). Inversement si l'utilisateur est à 90°N
les moteurs n'auront pas besoin de fonctionner, alors
qu'à une hauteur de 45° ils seront tous les
deux actifs.
Photo
: Vue détaillée de la motorisation
en altitude avec la raquette de commande
La calibration de la latitude est
une opération très simple sur le système
AutoTrack. Appuyer sur le bouton On-Off ensuite placez
le tube optique dans la position de départ "Home" (orientez-le à l'aide
des touches directionnelles de la raquette vers le Nord,
l'Etoile Polaire donc, puis ramenez-le à la verticale).
Eteignez la raquette (par le bouton On-Off). Pointez
de nouveau orientez le tube optique vers l'Etoile Polaire à l'aide
des boutons (seul bouton "Bas" devrait servir...
le tube à 90° descend vers l'Etoile, soit
votre latitude). Pressez ensuite en même temps
les boutons "Slow" et " Fast"...
la latitude de votre lieu d'observation est gardée
en mémoire!
Avec la latitude en mémoire
et la position "Home" (l'azimut du télescope
pointe vers le Nord), le calculateur de la raquette est
capable pour n'importe quel endroit du ciel de calculer
la vitesse de suivi nécessaire pour chaque moteur
(particularité des montures altazimuates, en équatoriale
après la mise en station seul un axe, l'ascension
droite, bouge à une vitesse fixe). Déplacez
votre FlexTube vers un objet à vitesse rapide
(800x, puis moins à mesure que vous vous en approchez),
enclenchez-le suivi en pressant la simultanément "Guide" puis "Slow" (1x
la vitesse sidérale). Cliquez sur "Slow" ou "Fast" dans
ce mode pour obtenir de 4x ou 8x la vitesse sidérale
(pour centrer l'objet dans l'oculaire). Les boutons "Set" et "GO" sont
seulement nécessaires en mode "Observation
terrestre".
Conception optique
et mécanique :
Au contraire des fabrications
très bon marché ou les télescopes
Newton de petits diamètres, les Newton (Dobson)
SkyWatcher de 150, 200, 254 et 305mm disposent
d'un miroir primaire parabolique. Dans un premier temps
les miroirs sont polis sphériquement puis retaillés
pour atteindre une forme paraboloïdale (plus coûteuse
et difficile à obtenir). C'est un critère
de choix indispensable pour les instruments au-dessus
de 130mm et à f/D court.
Au niveau du matériau employé pour
le miroir primaire, les 203/254/305mm bénéficient
d'un verre en Pyrex qui a pour effet de réduire
les effets de la dilatation dus aux changements thermiques.
En effet sous coefficient d'expansion thermique est plus
faible que le verre standard ce qui réduit son
temps de mise en température et assure une meilleure
qualité d'image. Tout comme le secondaire, le
primaire est recouvert de couches de dioxyde de Titane
(SiO2) et de quartz (SiO4) pour une protection efficace.
Pour présenter la
plus petite obstruction possible le support de fixation
du miroir secondaire (plan) dispose de 4 branches fines,
d'une largeur de 0.5mm. Suffisamment rigides elles limitent
ainsi les pics de diffraction sur les étoiles
brillantes et une perte de luminosité trop importante.
Ci-contre : Photo du
miroir secondaire d'un Newton SkyWatcher 200mm (similaire
sur Dobson)
La
mise au point s'obtient par l'intermédiaire d'un
porte oculaire Crayford bi-coulant. Bien
plus précis qu'une crémaillère il
offre plus de confort pour atteindre la mise au point (d'autant
plus délicate et sensible à obtenir que le
télescope dispose d'un f/D court). Une
vis de serrage située en dessous du porte oculaire
permet de maintenir la mise au point. Un
adaptateur 31.75mm est en effet fourni en standard pour
utiliser des oculaires de même format à partir
de la sortie en 50.8mm
Un chercheur achromatique
sur son support est aussi livré en standard. Avec
un grand diamètre de 50mm pour un grossissement
de 9x il révèle des objets invisibles dans
les chercheurs de plus petites dimensions pour une recherche
grandement facilité. Deux oculaire de 25mm et
10mm de focale vous permettront de débuter, dans
un premier temps, en ayant une bonne palette de grossissements
compatibles avec toutes les cibles possibles.